La transparence doit être rapidement faite sur l’incendie qui a touché l’usine Lubrizol à Rouen dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019.

La transparence doit être rapidement faite sur l’incendie qui a touché l’usine Lubrizol à Rouen dans la nuit du 25 au 26 septembre 2019.

La quantité de produits partis en fumée dans cette usine classée SEVESO « seuil haut » ne semble pas être à ce jour réellement connue avec exactitude : 5237 tonnes mais probablement plus de 9000 tonnes si l’on prend en compte l’ensemble des trois sites qui ont brulé et dont deux hébergeaient également des produits Lubrizol.

C’est le sens de l’intervention de mon collègue, le député de Seine Maritime Christophe Bouillon au Premier ministre lors des questions au gouvernement. C’est également ce qu’a demandé Valérie Rabault, présidente du groupe socialistes et apparentés qui s’est rendue à Rouen mardi soir.

Pour obtenir cette transparence, les députés socialistes et apparentés ont déposé deux propositions de résolution : l’une pour demander une commission d’enquête parlementaire, l’autre pour demander au Gouvernement de déclarer au plus vite l’état de catastrophe technologique sur les territoires touchés par les conséquences de l’incendie de l’usine.

Cette reconnaissance permettra aux particuliers et aux professionnels, notamment les agriculteurs, d’enclencher rapidement des procédures d’assurance pour être dédommagés.

Dans cette seconde résolution, nous demandons également un plan de suivi médical afin que les impacts sur la santé des habitants du territoire puissent être mesurés, y compris sur la durée.

Cette nouvelle catastrophe pose à nouveau de nombreuses questions sur les conditions de stockage et la connaissance de la situation par les autorités ainsi que sur la nécessité d’une exigence bien plus grande de la part de l’Etat sur le contrôle de ces sites.

A ce jour, deux communes ont porté plainte pour mise en danger de la vie d’autrui et applique des principes de précautions.

Les prélèvements à ce jour « rassurants » ne peuvent masquer la réalité inquiétante des dangers potentiels sanitaires et écologiques que peut représenter un développement industriel libéral lorsqu’il ne se fait pas dans la plus grande transparence.

Je suis satisfaite qu’une mission d’information puisse voir le jour.

Aujourd’hui, en France 500 000 installations sont classées pour la protection de l’environnement, 1379 présentant des risques majeurs impliquants des substances dangereuses sont calssées SEVESO et 744 sites SEVESO sont estampillés « seuils hauts ».

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