Communiqué de presse: Proposition de Loi pour une fin de vie libre et choisie : La droite préfère l’obstruction au débat !

Communiqué de presse: Proposition de Loi pour une fin de vie libre et choisie : La droite préfère l’obstruction au débat !

Ce jeudi 8 avril, dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale, les députés étaient amenés à débattre de la proposition de loi d’Olivier FALORNI, Député de Charente Maritime, pour une fin de vie libre et choisie. Alors que 89% de nos concitoyens sont aujourd’hui favorables à une avancée de la loi sur le sujet, la droite parlementaire au Sénat et à l’Assemblée Nationale rejette ce débat en faisant de l’obstruction.
Après la tentative, il y a quelques semaines, du Groupe socialiste au Sénat afin de faire avancer notre législation en la matière, c’est au tour du groupe Libertés et Territoires de proposer, devant notre assemblée, une réelle avancée en matière de fin de vie.
Nous le voyons aujourd’hui, et nos concitoyens y sont de plus en plus confrontés, la législation actuelle ne répond plus aux attentes de la société, les conditions dans lesquelles nombre de nos concitoyens terminent leur existence ne sont pas satisfaisantes. C’est à ce jour 16 départements qui n’ont pas d’unités de soins palliatifs ; la prise en charge à domicile ou en institution sociale est insuffisante, le personnel est défectueux et le maillage territorial est très inégal !
Le texte de loi propose d’encadrer ce droit nouveau et ouvre « la possibilité de demander une assistance médicale permettant, par une aide active, une mort rapide et sans douleur » tout en fixant des conditions, et insère une procédure quant aux délais, il étend également les modalités des directives anticipées, instaure une commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit à mourir dans la dignité et enfin, prévoit une clause de conscience spécifique pour les professionnels de santé, disposition qui existe déjà dans la clause générale des professionnels de santé mais pourrait constituer un frein à cette pratique.
Malheureusement, quelques parlementaires LR, refusent ce débat et ont déposé des milliers d’amendements rendant le vote impossible d’ici la fin de la séance. Cela repose une nouvelle fois la question de notre fonctionnement démocratique où les oppositions ne disposent que d’une journée par session parlementaire pour que leurs textes puissent être examinés. Mais cela souligne en l’espèce encore davantage l’instrumentalisation du débat lorsque la stratégie l’emporte sur la sincérité. Je le regrette terriblement. J’espère que le Gouvernement et la majorité parlementaire se saisiront prochainement de ce débat afin de faire avance notre législation.

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