Un beauvau de la sécurité qui ne répond pas aux attentes…

Un beauvau de la sécurité qui ne répond pas aux attentes…

Mardi 14 septembre, le président de la République a annoncé une série de mesures pour conclure le Beauvau de la sécurité qui avait pour objectif de « de moderniser la politique publique de sécurité au bénéfice des policiers, des gendarmes et de l’ensemble des Français ».

Pourtant, force est de constater que lorsque l’on gratte le vernis des annonces en grande pompe, celles-ci sont au mieux, insuffisantes, au pire, purement électoralistes à quelques mois de l’échéance présidentielle.

Cela fait presque 5 ans que le président et la majorité consultent sans cesse pour faire un état des lieux des conditions de travail des policiers et gendarmes sans que leur situation ne s’améliore pourtant : consultation autour de la sécurité du quotidien en 2017, livre blanc en 2019 et désormais le Beauvau en 2021…

Plus de la moitié des annonces de ce Beauvau de la sécurité sont reportées à après l’élection présidentielle pour leur mise en œuvre : c’est le cas d’une loi de programmation concernant les forces de sécurité intérieure ou de la présence de caméras embarquées dans les véhicules de police… Pire, certaines annonces sont très floues ou n’ont pas de date prévue d’application comme le plan pour assurer la revalorisation du rôle des officiers de police judiciaire ou la création de directions départementales de la police nationale.

Pourtant, les mesures concrètes qu’attendent à la fois nos forces de sécurité mais également la population afin de rétablir un lien parfois abîmé entre elles ne manquaient pas !

Quid de l’indépendance de l’inspection générale de la police nationale et de la gendarmerie nationale ? De l’allongement de la formation des policiers ? De la revalorisation salariale de nos forces intérieures et l’intégration de leurs primes dans le calcul des droits à la retraite ? Des congés qui soient réellement effectifs ?

Depuis de nombreuses années, les policiers et gendarmes font face à des défis nouveaux de grande ampleur : manifestations ponctuées de mouvements minoritaires ultra violents, terrorisme, participation à la lutte contre la crise sanitaire.

Il est indispensable que l’État soit au rendez-vous pour soutenir les policiers et gendarmes tout en faisant appliquer une exemplarité qui soit à la hauteur de son soutien : application stricte des sanctions à l’égard des policiers ou gendarmes condamnés par la justice, restauration d’un dialogue apaisé dans les quartiers sensibles entre forces de l’ordre et population, bonne application du port du RIO, activation des caméras piétons dès lors que les forces en sont équipées.

Depuis de nombreuses années les forces de l’ordre sont au premier plan pour déceler les tensions de notre société et ce quinquennat n’aura permis aucune amélioration de leurs conditions de travail.

Je le regrette et réaffirme ma reconnaissance à ces femmes et ces hommes qui assurent notre sécurité au quotidien.

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