Rassemblons nous pour favoriser l’école inclusive

Rassemblons nous pour favoriser l’école inclusive

Si le nombre des enfants en situation de handicap scolarisés dans les établissements ordinaires a triplé depuis dix ans, tous ces enfants n’ont malheureusement pas encore accès à l’école comme cela devrait être leur droit.

En effet, un parcours scolaire est possible parce que les enfants sont accompagnées par des auxiliaires de vie scolaire, aujourd’hui dénommés « accompagnants des élèves en situation de handicap » (AESH).

Ces femmes et ces hommes qui accompagnent les élèves en situation de handicap se retrouvent malheureusement trop souvent dans des situations de précarité. Ils sont trop souvent recrutés en contrat aidé, ou en CDD de trois ans renouvelé une seule fois.

C’est pourquoi un décret du 27 juin 2014 sur le statut des AVS a reconnu comme un vrai métier ce qui n’était alors considéré que comme une fonction, exercée de surcroît dans des conditions de précarité totale.

Désormais, à l’issue du deuxième contrat, l’AESH doit se voir proposer un CDI à quotité au moins égale au précédent contrat. Un diplôme d’État d’accompagnement éducatif et social spécialisé a également été créé, et les personnes ayant exercé ces fonctions durant deux ans en sont dispensées.

C’était un pas en avant. Mais le métier d’AESH demeure malheureusement sous forme de contrat précaire, à temps partiel et donc peu payé, soit vingt heures par semaine pour 873 euros dans la majorité des cas, et sans véritable progression de carrière.

Il est souhaitable, y compris dans l’intérêt des enfants, que les AESH bénéficient d’une meilleure reconnaissance de leur métier et qu’il y ait une titularisation massive de ceux déjà en poste. Mais aussi des contrats à temps plein, une revalorisation des salaires et la création d’un statut réel et reconnu donnant des perspectives d’évolution professionnelle.

La proposition de loi portée par Aurélien Pradié, député Les Républicains, dont l’Assemblée nationale a débattu jeudi dernier avait le mérite d’attirer l’attention sur ce problème très difficile et de nous offrir l’occasion d’en débattre.

Les députés socialistes ont défendu leurs  propositions d’amendements au cours d’échanges qui ont été constructifs entre les différents groupes d’opposition.

Malheureusement La République en Marche a rejeté un grand nombre de ces amendements et en séance publique a déposé et fait voter une motion de rejet préalable mettant fin aux débats parlementaires sur ce sujet.

J’espère cependant que le gouvernement entendra la nécessité d’accélérer  la réalisation de cette école inclusive que les précédentes équipes ont commencé à construire.

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