Un BREXIT confirmé par les britanniques

Un BREXIT confirmé par les britanniques

Fort d’une majorité plus vue pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher, le dirigeant Tory doit annoncer lundi son gouvernement remanié, probablement à la marge car sa priorité est de lancer au plus vite les démarches pour permettre la sortie du Royaume-Uni le 31 janvier.

Il doit aussi s’adresser aux 109 députés conservateurs nouvellement élus parmi les 365 sièges remportés jeudi par son parti pour les exhorter à se mettre au travail et réaliser le Brexit, pour lequel ont voté 52 % des Britanniques en juin 2016 mais qui est resté depuis dans l’impasse.

Le Brexit se fera donc le 31 janvier. Le même jour, Boris Johnson va entamer la négociation pour arrêter les conditions du Brexit et surtout les modalités de la future relation avec les Européens. Et là, rien n’est réglé. Cette négociation peut durer au mieux un an, au pire plusieurs années. Parce que Boris Johnson, en fin politicien, a su rassembler tous les mécontents de la situation sans jamais expliquer quelle serait la forme que prendra la relation de la Grande Bretagne avec les pays de l’Union européenne.

 

Si Boris Jonson reprend les termes du deal qui avait été négocié avec Theresa May, les rapports peuvent se pacifier assez rapidement. En gros, la Grande Bretagne garderait ses relations avec les pays de l’Union européenne, à condition qu‘elle accepte les règles administratives, fiscales, sociales et sanitaires qui ont été fixées avec sa collaboration, mais qui dans l’avenir seront modifiées éventuellement sans sa participation. La Grande Bretagne participait à la fabrication du droit. Elle ne pourra plus le faire.

Alors les Anglais peuvent évidemment se braquer sur cette question mais dans ce cas-là, ils perdront beaucoup : le passeport, l’absence de droits de douanes etc etc

La question qui va être au centre du débat sera de savoir si la Grande Bretagne pourra continuer d’être le porte avion des investisseurs et des industriels étrangers qui se servaient de leurs bases britanniques pour occuper l’Union européenne.

L’autre question va être de déterminer l’impact des accord signés par la Grande Bretagne avec des pays tiers et notamment fixer le statut des produits importés en Grande Bretagne et réexportés en Europe.

L’avenir de l’Ecosse également en jeux. Le Gouvernement Britannique devra répondre à la demande des Écossais qui ont massivement voté pour rester dans l’Union européenne ? L‘Ecosse, de par son histoire et sa culture, a toujours été europhile. Pour la Grande Bretagne, l’Ecosse détient les réserves de gaz et de pétrole dont elle a besoin.

De nombreuses questions restent en suspend après ce vote en Grande Bretagne.

Ajouter Commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués par *