Menace dans nos assiettes suite à la révélation cette semaine des pressions de pays tiers ainsi que d’industriels à Bruxelles

Menace dans nos assiettes suite à la révélation cette semaine des pressions de pays tiers ainsi que d’industriels à Bruxelles

Menace dans nos assiettes suite à la révélation cette semaine des pressions de pays tiers ainsi que d’industriels à Bruxelles afin d’amender la réglementation européenne sur les produits alimentaires.

Tout commence suite au vote en 2009 du règlement 1107. Ce dernier met en place des critères d’exclusion dits « guillotine », ce qui implique une exclusion automatique des pesticides jugés intrinsèquement dangereux au moment de leurs évaluations.

C’est d’ailleurs la définition des critères d’évaluation qui a provoqué de nombreux déplacements au sein de l’enceinte de l’Union Européenne afin de fixer la « limite maximale de résidus autorisés » sur les produits alimentaires importés.

L’Europe résiste un temps avec l’annonce en 2017 d’un abaissement des limites maximales de résidus autorisés à zéro. Face à cette situation Bayer-Syngenta, principal lobbyiste du secteur s’insurge, l’Union Européenne aurait cédé aux « messages émotionnels », et devrait plutôt s’appliquer à « expliquer que le danger n’est pas synonyme de risque ».

Suite à cela, une quinzaine de pays dont les États-Unis et le Canada, touchés « par les déficits subis sur leurs exportations agricoles », s’unissent et attaquent l’Europe accusée « d’essayer d’imposer unilatéralement sa propre approche réglementaire intérieure à ses partenaires commerciaux ».

Espérons que l’Union Européenne résiste alors que le Canada annonce que « l’objectif à long terme est que l’UE s’éloigne des critères d’exclusion comme fondement de ses décisions réglementaires » et que la mise en place d’un « mini-accord » avec les États-Unis a été annoncée par la présidente de la Commission européenne.

 

 

 

 

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