Une rentrée universitaire sous tension

Une rentrée universitaire sous tension

Le dernier bulletin hebdomadaire de l’agence Santé publique France (SPF), publié jeudi 24 septembre, estime que 32 % des 899 clusters en cours d’investigation concernent le milieu scolaire et universitaire (chiffre arrêté au 21 septembre).

Avec 285 clusters, le monde éducatif passe, pour la première fois, devant celui de l’entreprise, qui en compte 195. Viennent ensuite les établissements de santé (97) et les « événements publics ou privés : rassemblements temporaires de personnes » (77).

En présentiel, en distanciel, en hybride… Les étudiants ont repris le chemin des amphithéâtres ces dernières semaines, dans un climat anxiogène.

Malgré tous ces efforts, les dernières données épidémiologiques confirment qu’il y a une recrudescence des contaminations, et une multiplication de celles-ci dans l’enseignement supérieur. Elles sont majoritairement liées à des rassemblements privés : retour d’un événement / week-end d’intégration organisé en-dehors d’un établissement, soirées privées avec beaucoup de monde dans des espaces clos sans application strict des gestes barrières…

Selon la conférence des présidents d’université la rentrée est complexe, et les universités doivent faire face à la mise en place de mesures restrictives et une augmentation importante des cas de COVID. On peut alors s’interroger où les étudiants se contaminent. Le ministère de l’Enseignement supérieur a souligné, le 13 septembre dernier, que « les dernières données confirment que la multiplication des nouvelles contaminations est majoritairement liée à des rassemblements privés. »

Toutefois, en cette rentrée les amphithéâtres sont comme chaque année remplis et les distances de sécurité ne peuvent être respectées.

Enfin nous pouvons constater des inégalités exacerbées entre étudiants, mais aussi entre établissements. Si le nombre de décrocheurs pendant le confinement reste inconnu, l’Unef estime que 10% à 20% des étudiants subissent la fracture numérique. A Nantes, sur 36 000 étudiants contactés pour une enquête, 2000 ont dit ne pas avoir accès à une connexion stable ou à un ordinateur.

La ministre a reconnu que le problème des locaux nécessaires pour accueillir dans de bonnes conditions les étudiants de plus en plus nombreux à l’université restait un enjeu majeur, il nous semble en effet que nous devons ne pas attendre pour investir dans les moyens donnés à l’enseignement supérieur, nous espérons vivement que la loi sur la recherche votée la semaine dernière et qui prévoit un financement pluri-annuel sur 10 ans n’en restera pas aux effets d’annonce.

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