Vote contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale

Vote contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale

La semaine dernière, l’Assemblée nationale examinait le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019. Le PLFSS est voté par le Parlement tous les ans, en même temps que la loi de finances déterminant le budget de l’État.

Il fixe les objectifs de recettes et de dépenses de la sécurité sociale. Mais derrière cet aspect très technique, c’est un texte éminemment politique : il dit tout de notre pays et de la vision du Gouvernement en matière de santé, de solidarité et de cohésion sociale.

Pour la première fois depuis 1945, le Gouvernement se sert du budget de la sécurité sociale pour abonder les caisses de l’État, ce qui remet en cause l’autonomie financière de la sécurité sociale.

C’est dans ce texte que le Gouvernement fait le choix politique de quasiment geler les pensions de retraite et les prestations sociales et familiales alors que l’inflation est à 1,7 %, que les prix à la consommation, notamment le carburant, augmentent. En effet, la revalorisation décidée par le gouvernement est de seulement 0,3%, bien inférieur à l’inflation.

Par ailleurs, nous savons que la situation de l’hôpital et des EHPAD est critique. Or ce texte se contente de proposer de nouvelles mesures organisationnelles. C’est certes nécessaire mais c’est très insuffisant. Nous pensons qu’il est temps d’investir dans la santé.

C’est pourquoi nous avons notamment proposé un grand plan d’investissement pour les EHPAD dans le cadre de notre budget alternatif. La situation des personnes âgés et des personnels dans ces établissements n’est pas digne d’un pays développé comme le nôtre.

Autre disposition problématique, la fongibilité des prestations et des organismes de sécurité sociale lorsqu’il s’agit de recouvrer « l’indu ». Plus clairement, l’administration pourra désormais récupérer un trop perçu d’APL sur une allocation de rentrée scolaire.

De nombreuses questions sont abordées et les réponses restent en suspens comme par exemple la question du « reste à charge 0 » et de la possible augmentation des tarifs des mutuelles.

Le retour notable à l’équilibre du budget de la sécurité sociale, notamment conséquence des différentes mesures par le précédent gouvernement, nous avait laissé espérer des propositions plus ambitieuses en capacité de soulager les Français les plus en difficulté.

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